PGA Tour : la liste noire des golfeurs lents arrive, et ça risque de faire mal !

Le golf, ce sport où la patience est une vertu, mais où la lenteur peut devenir un vrai cauchemar. Eh bien, le PGA Tour a décidé de prendre le taureau par les cornes en 2025 en révélant les noms des pros les plus rapides et des plus lents. Oui, vous avez bien lu : fini le mystère, les données vont parler ! Cette initiative, qui fait déjà jaser dans le monde du golf professionnel, promet de secouer les fairways.

Qui sont les coupables du jeu lent selon le PGA Tour ?

Le PGA Tour ne plaisante plus avec les retardataires. Grâce aux données précises de ShotLink, qui chronomètre chaque coup, les officiels ont désormais une arme redoutable pour pointer du doigt les joueurs qui traînent les pieds. À partir d’avril 2025, les noms des pros les plus lents seront dévoilés, une décision approuvée par le conseil des joueurs et le bureau des politiques du Tour. On parle ici de ceux qui dépassent régulièrement les 45 secondes par coup, une limite que les plus rapides, comme Ryan Fox (recordman à Mexico et au Cognizant Classic), pulvérisent sans effort.

Mais qui risque de se retrouver sur cette liste noire ? Si les détails exacts restent flous pour l’instant, les rumeurs et les observations des fans pointent déjà vers des habitués comme Patrick Cantlay ou Tom Kim, souvent critiqués pour leurs routines interminables. Ces joueurs, parfois englués dans des analyses dignes d’un ingénieur, pourraient bien devenir les têtes d’affiche involontaires de cette campagne anti-lenteur.

L’objectif ? Créer une pression sociale, une sorte de « name and shame » pour pousser ces pros à accélérer. Justin Thomas, lui-même avouant être « du côté lent », a reconnu que personne ne veut être étiqueté comme LE joueur qui ralentit tout le monde. Reste à voir si la peur du regard des autres suffira à changer des habitudes bien ancrées.

Pourquoi le PGA Tour agit maintenant sur le rythme de jeu ?

Le rythme de jeu est un sujet brûlant depuis des années, mais 2025 marque un tournant. Pourquoi cette urgence soudaine ? Tout simplement parce que les fans en ont marre. Les rondes de plus de 5 heures, comme celles observées à l’American Express ou au Masters 2023, ternissent l’image du golf professionnel. Ajoutez à cela la concurrence de LIV Golf et de TGL, qui misent sur des formats plus dynamiques, et vous comprenez pourquoi le PGA Tour doit réagir.

Jay Monahan, le grand patron du Tour, l’a admis lors de son discours annuel au Players Championship : identifier le problème, c’est facile, mais trouver des solutions, c’est une autre paire de manches. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Fan Forward, qui vise à améliorer l’expérience des spectateurs. Publier les données de pace of play, c’est un premier pas concret pour montrer que le Tour prend les plaintes au sérieux.

Et ce n’est pas tout : dès avril, des expérimentations sur le Korn Ferry Tour et le PGA Tour Americas testeront des pénalités plus strictes pour les retardataires. Même les téléspectateurs y gagnent, avec des diffusions qui pourraient mieux mettre en avant les joueurs rapides. Bref, le timing est parfait pour redonner un coup de fouet à un sport parfois jugé trop statique.

Quels golfeurs pros vont briller comme les plus rapides ?

Si les lents vont trembler, les rapides, eux, vont pavaner. Le PGA Tour veut aussi célébrer ceux qui font du rythme de jeu un art. Ryan Fox, déjà cité, est un exemple flagrant : sa capacité à frapper vite et bien fait de lui une référence. Mais il ne sera pas seul sous les projecteurs. Des joueurs comme Matt Every (18 % des votes dans un sondage anonyme de 2017) ou Dustin Johnson pourraient aussi figurer parmi les cracks de la vitesse.

Ces pros ont un point commun : ils ne s’encombrent pas de routines interminables. Pas de 12 waggles comme Brian Harman ou d’analyses à rallonge façon Bryson DeChambeau. Leur secret ? Une préparation efficace avant leur tour, comme le souligne Collin Morikawa, qui soutient l’idée de rendre ces données publiques. Pour eux, jouer vite, c’est jouer smart.

Cette reconnaissance pourrait même inspirer les jeunes golfeurs. Imaginez l’impact : un kid qui regarde le Tour et se dit « je veux être aussi rapide que Fox ». Le golf professionnel pourrait bien gagner en dynamisme à long terme grâce à ces modèles.

Comment le PGA Tour va-t-il punir les traînards ?

Parlons sanctions, parce que c’est là que ça devient sérieux. Le PGA Tour ne se contentera pas de pointer du doigt les lents : il sort l’artillerie lourde. Sur le Korn Ferry Tour et le PGA Tour Americas, dès avril 2025, des pénalités de coups seront infligées aux joueurs qui violent les règles de pace of play. Fini les simples amendes que les gros gagnants pouvaient ignorer en riant.

Voici ce qui attend les récidivistes :

  • Un premier avertissement pour un coup trop long (plus de 120 secondes).
  • Une pénalité d’un coup dès le deuxième dépassement dans le même tournoi.
  • Une surveillance accrue pour ceux qui atterrissent sur la liste des observés.

Et ce n’est qu’un début. Si ces tests fonctionnent, ces mesures pourraient grimper jusqu’au PGA Tour principal. Ajoutez à cela l’expérimentation des télémètres (range finders) entre le Masters et le PGA Championship, et vous avez un arsenal complet pour booster le rythme de jeu. Les pros vont devoir s’adapter, ou payer le prix fort sur leur carte de score.

Est-ce que nommer les golfeurs Pro qui sont lents va vraiment accélérer le golf ?

La grande question : est-ce que tout ce tapage va vraiment changer la donne ? Les optimistes, comme Jay Monahan, y croient dur comme fer. Publier les noms et durcir les sanctions, c’est une double pression qui pourrait forcer les lents à revoir leur approche. Justin Thomas l’a dit : personne ne veut être « ce gars » dont tout le monde se plaint dans les vestiaires.

Mais certains doutent. Le golf professionnel est un monde complexe. Les parcours difficiles, les gros enjeux financiers et les attentes des fans pèsent lourd. Réduire les temps de jeu de 5h30 à 4h30 avec 156 joueurs en lice, comme le souligne un joueur anonyme, c’est quasi mission impossible sans réformes radicales (moins de joueurs par tournoi, par exemple). Et puis, il y a les habitudes : un pro lent ne devient pas rapide du jour au lendemain.

Pourtant, l’initiative a du potentiel. Le PGA Tour pourrait reconquérir un public lassé des attentes interminables. Reste à savoir si les pros joueront le jeu ou si cette révolution ne sera qu’un coup d’épée dans l’eau. Verdict dans quelques mois !

Sources croisées pour cet article :

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