À l’US Open d’Oakmont, 100% des golfeurs risquent de sombrer face à ces 6 trous monstrueux et redoutés

Le parcours d’Oakmont s’apprête à révéler ses secrets les plus cruels. Depuis des décennies, cette cathédrale du golf en Pennsylvanie a forgé sa réputation sur la souffrance des meilleurs joueurs mondiaux.. Cette édition 2025 promet d’être encore plus redoutable avec un rough de 15 centimètres d’épaisseur et des greens proches 15 sur l’échelle de Stimpmeter.

Le trou n°8 : Le plus long par 3 de l’histoire des Majeurs

Le trou n°8 d’Oakmont détient désormais le record du plus long par 3 jamais joué dans un Majeur avec ses 264 mètres officiels, pouvant atteindre 267 mètres selon la position du drapeau. Cette distance monstrueuse transforme ce qui devrait être un coup de fer en véritable casse-tête stratégique.

Le green relativement plat est entouré de bunkers stratégiquement placés qui défendent chaque contour du green.

En 2007, ce même trou avait été joué à 274 mètres, créant déjà des ravages dans le field. Cette année, malgré la réduction de 10 mètres, la combinaison entre la distance, les conditions de vent et la pression psychologique en fait un candidat sérieux pour devenir le trou le plus difficile de cette édition.

Le trou n°1 : L’ouverture qui brise les rêves

Statistiquement, le trou n°1, un par 4 de 446 mètres, était celui qui avait posé le plus de problèmes aux joueurs lors de l’édition 2016 avec une moyenne de 4,4527. Cette ouverture en fanfare place immédiatement les golfeurs dans le bain de la difficulté oakmontoise. Le second coup est aveugle vers un green qui penche d’avant en arrière, créant une incertitude totale sur la trajectoire à adopter.

La stratégie sur ce trou demande une précision chirurgicale dès le coup de départ. Les fairways d’Oakmont ne mesurent en moyenne que 25,6 mètres de large, et le premier trou n’échappe pas à cette règle. Manquer le fairway signifie s’enfoncer dans un rough impitoyable de 15 centimètres d’épaisseur, composé d’un mélange de Kentucky bluegrass, ryegrass et poa annua.

Cette ouverture détermine souvent le rythme de la journée et peut conditionner la performance globale du golfeur.

Le trou n°12 : Le géant de 578 mètres qui épuise

Le trou n°12 est le plus long par 5 jamais joué dans un Majeur avec ses 578 mètres, ayant même atteint 610 mètres en 2016. Cette distance pharaonique transforme ce par 5 en véritable marathon pour les jambes et l’esprit. La stratégie devient cruciale car certains joueurs peuvent choisir de garder le driver dans le sac, même si cela signifie un troisième coup beaucoup plus long.

Le défi ne réside pas uniquement dans la longueur mais dans la gestion des risques sur trois coups successifs. Chaque frappe doit être calculée pour éviter les multiples bunkers et les obstacles qui jalonnent ce parcours du combattant. Les conditions météorologiques peuvent transformer ce trou en cauchemar absolu, particulièrement par vent contraire.

Les trous n°2 et n°17 : Courte distance, maximum de pièges

Le trou n°2 mesure seulement 316 mètres et beaucoup de joueurs prennent un fer depuis le tee avec un fossé à gauche et des bunkers à droite. Cette apparente facilité cache en réalité un piège diabolique. Le green est l’endroit où les trois putts sont courants, transformant ce par 4 court en terrain miné pour le score.

Le trou n°17, long de seulement 285 mètres, représente une opportunité de rattraper le terrain perdu, mais des risques sont attachés. Ce par 4 drivable tente les joueurs avec la possibilité d’un eagle ou d’un birdie facile. Cependant, des bunkers attendent 46 mètres avant le green sur le côté gauche, prêts à sanctionner toute agressivité mal calculée.

Ces deux trous illustrent parfaitement la philosophie perverse d’Oakmont : offrir une fausse impression de facilité. La distance réduite incite à l’attaque, mais les architectes ont placé leurs obstacles exactement là où les golfeurs sont tentés de forcer leur jeu.

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Le trou n°18 : Le bouquet final de la torture

L’un des par 4 de clôture les plus durs du golf » selon l’analyse technique du parcours. Ce par 4 de 431 mètres exige « des coups longs et droits nécessaires pour le drive comme pour l’approche vers un green ondulé ». Après 17 trous d’épuisement physique et mental, ce trou de clôture demande encore le maximum de précision et de puissance.

Les joueurs en lice pour la victoire doivent gérer simultanément la fatigue, le stress et la complexité technique de ce par 4 impitoyable. Chaque coup peut faire basculer le classement et déterminer le vainqueur de cette 125ème édition de l’US Open.

L’historique de ce trou final regorge de drames et de retournements spectaculaires. Les greens rapides à 15 sur le Stimpmeter transforment chaque putt en défi majeur.

Les statistiques sont implacables : sur ces six trous-clés d’Oakmont, seuls les golfeurs les plus expérimentés limitent les dégâts. La précision, la stratégie et la maîtrise mentale sont indispensables face aux greens rapides et aux bunkers redoutables. Toute erreur se paie cash, faisant de ces trous le véritable cauchemar de l’US Open. Oakmont ne laisse aucune chance aux imprudents.

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